Miss Jojo !!!

Iyo utekereje umuziki, ubwiza, ubwenge n’ubwitonzi byose hamwe, ninde ukuza mumutwe?? Ntagushidikanya, abakunzi ba Miss Jojo bakubwira ko abyujuje ijana kw’ ijana. Miss Jojo akunzwe n’abantu bose, kandi biracyaza.
Uwineza Josiane uzwi kw’izina rya Miss Jojo ni Umuririmbyikazi w’umunyarwanda wavutse mu mwaka wa 1982 mu Bugesera. Papa we yitabye imana Miss Jojo afite amezi atandatu, arerwa na mama we kugeza igihe nawe yitabye imana azize Genocide yo muri 1994.
Ubu Miss Jojo yarangije amashuri ye muri kaminuza ya Butare; Akunda igihugu cye, amahoro, abantu hamwe n’umuziki.
Uyu Mukobwa wacu wuzuye ubwitonzi n’ubushishozi rero areba kure cyane, mu bitekerezo bye harimo guteza imbere umuziki nyarwanda n’abanyarwanda bose muri rusange. Ati Abanyarwanda n’ abanyafurika bafite byinshi bashobora kwereka isi yose. Miss Jojo arashaka guha abanyarwandakazi bose ikizere n’umurava kugirango bashobore gukora ibyo bakunda nta bwoba cyangwa isoni. Arashaka ko abanyarwanda bumva uko umuziki ukorwa bakanaha abaririmbyi b’abanyarwanda icyubahiro cyibakwiriye. Miss Jojo rero ati Ndashaka ko umuziki wange urenga imipaka y’urwanda ukagera no mu mahanga.
Umuziki ufasha muri byinshi, gukangurira abantu mu kubaka igihugu no gutera imbere... Ati nange ndumva nafasha muri ubwo buryo.
Indirimbo za Miss Jojo: Mbwira, Heads of time, Respect
Miss Jojo !!!
La vie n’est pas une fatalité mais……
Artiste, chanteuse et joueuse du karaté avec ceinture noire, Miss Jojo, de son vrai nom Josiane Uwineza, est convaincue que la vie n’est pas une fatalité mais qu’elle est le résultat des opportunités qui se présentent et que l’on en profite au maximum.
Née en 1982 à Nyamata dans l’actuel district de Bugesera, Miss Jojo est devenue, 24 ans après, une « star » des amants de la musique chantée au Rwanda par les Rwandais. Les enfants, les jeunes, les personnes les moins jeunes pour ne pas dire les plus âgées, parlent de Miss Jojo puisqu’ils l’ont entendue avec satisfaction à la radio dans les chansons comme Mbwira (Dis-moi), Respect et d’autres, et qu’ils ont été ravis par la « voix dorée » de cette jeune fille aux multiples talents.
Miss Jojo est détentrice d’une Licence en Littérature anglaise de l’Université Nationale du Rwanda depuis 2007 après un parcours très mouvementé lors de l’enseignement primaire et secondaire. En 1988, Miss Jojo a commencé l’école primaire de Rugunga qu’elle a, vite, quittée pour étudier successivement à Kivugiza, Camp Kigali, Bujumbura et, enfin, le cercle s’est fermé à Rugunga où elle est revenue pour faire sa cinquième et sa sixième années qui lui ont ouvert la porte du secondaire.
Son enseignement secondaire débute à Rwamagana dans l’Ecole secondaire Saint Aloys, puis elle est à Zaza dans l’Ecole secondaire pédagogique et à Save dans l’Ecole secondaire Sainte Bernadette où elle décroche, en 2001, un diplôme des Humanités en Lettres. Cette littérature apprise dans les Humanités et au supérieur lui confère les aptitudes de pouvoir s’exprimer aisément, en plus de sa langue maternelle qu’est le Kinyarwanda, en Français, en Anglais et même en Swahili.
Très recherchée pour animer les soirées récréatives dans le cadre de la commémoration du quatorzième anniversaire de la libération du Rwanda, Miss Jojo accepte, dans l’après midi du 2 juillet 2008, d’interrompre une séance de répétition et de s’asseoir dans un café à Gikondo pour se révéler à vous, chères lectrices, chers lecteurs de La Nouvelle Relève.
La Nouvelle Relève (LNR) : Quand s’est manifesté votre talent musical?
Miss Jojo (MJ) : Depuis longtemps ! Déjà, à 8 ans je faisais partie de la Troupe culturelle Abatangampundu. Je suis grandie dans cette ambiance qui m’a fait aimer la musique et surtout la composition.
LNR : C’est pour dire que vos premières chansons datent de l’âge de 8 ans ?
MJ : Je ne peux pas affirmer cela ! Je me souviens que c’est à l’école secondaire que j’ai eu mes premières chansons qui, d’ailleurs, étaient religieuses, de tendance protestante que je suis. Certaines de ces chansons comme Arabaza (Il demande) et Urwo rukundo (Cet amour) étaient exécutées par la chorale de l’école. A la fin du secondaire j’avais déjà une collection assez large de chansons aussi bien religieuses que profanes.
LNR : Quand êtes-vous apparue pour la première fois au grand public ?
MJ : Au cours de la première Licence, j’ai eu l’idée forte de chanter, au moins, une des chansons que je venais de composer. Les amis, les connaissances et même la famille m’ont encouragée mais j’avais un problème de la société rwandaise qui avait toujours des préjugés à l’endroit des filles chanteuses.
LNR : Avez-vous été bloquée pour cela ?
MJ : Non, j’ai dépassé cette barrière culturelle et en 2006, précisément, j’ai été au Studio pour produire Mbwira (Dis-moi).
LNR : Aller au Studio de production, c’est de l’argent ?
MJ : Effectivement, c’est de l’argent qu’il faut dépenser. La famille m’a fort aidée en donnant une partie de la somme, j’y ai ajouté les frais de la bourse et j’ai payé le producteur.
LNR : Qu’avez-vous fait de votre première production au Studio ?
MJ : Je me suis dirigée vers presque toutes les radios existantes dans le pays et je leur ai offert mon produit pour le faire passer aux antennes. Rien que cela ! Vous voyez, c’est impossible de faire un album d’une seule chanson. Donc, il n’y a pas moyen de gagner de l’argent. C’est dommage, mais c’est comme ça !
LNR : Comment Mbwira fut accueilli ?
MJ : Les échos qui me sont parvenus et qui me parviennent jusqu’aujourd’hui me témoignent qu’il a eu beaucoup de fans.
LNR : Mais, une seule chanson ne suffit pas
MJ : Je leur ai proposé deux autres chansons Heads of times et Respect. Mais, c’est cette dernière chanson Respect qui m’a rendue très populaire, je vous assure !
LNR : Quel est le message contenu dans vos chansons ?
MJ : Prenons l’exemple de Mbwira qui peint un sentiment amoureux et de Respect qui est une critique dont l’objectif est de corriger les filles qui ne doivent pas accepter d’être des compléments à la bière que consomment les hommes.
LNR : Ne pensez pas sortir un album ?
MJ : C’est ma préoccupation actuelle qui ne me laisse pas tranquille aussi longtemps que je l’ai pas encore réalisée. Mais, si tout va bien comme prévu, je voudrais dire à mes fans qu’avant fin juillet, ils auront mon album sur le marché et ainsi ils pourront jouer, eux-mêmes, mes chansons chez eux à la maison sans attendre qu’elles soient jouées à la radio.
LNR : Que sera son contenu ?
MJ : Mon album contient des chansons déjà connues et d’autres qui sont nouvelles et qui, certainement, vont faire plaisir à mes fans. Mon souci est de donner la joie au monde et j’en suis fière !
LNR : Vous arrive-t-il d’admirer d’autres musiciens ?
MJ : Oui ! Certains même sont mes inspirateurs. C’est le cas de Aaliyah, Myriam Makeba, Angelique Kidjo, Lucky Dube, Bob Marley et d’autres. Au Rwanda, j’aime les oeuvres des Brothers, Jean Paul Samputu, etc.
LNR : Rêvez-vous au mariage d’une Star que vous êtes ?
MJ : Oui et même j’ai déjà un ami puisque fiancé c’est trop lourd pour moi, si je considère l’étape où nous sommes. De toute façon, je veux un mari gentil, bienveillant qui m’aime bien sûr, mais plus encore qui me comprend et qui me complète. Qu’il soit Ministre, Chauffeur, Mécanicien, Chanteur ou Producteur, je m’en fiche ! Pourvu qu’il ait les qualités qui répondent à mes attentes !
LNR : Vous rencontrez Dieu ?
MJ : Quelle chance ! Je Lui demanderais de me permettre de réaliser l’œuvre, certes bon, pour lequel Il m’a donnée la vie sur cette terre et de Le rejoindre à la fin des temps.
LNR : Votre préférence culinaire ?
MJ : Je n’en ai pas ! Je mange tout ce qui est admis pour être mangé par l’homme. Pourvu que ma vie ne soit pas en danger !
LNR : Votre message
MJ : Je voudrais m’adresser à mes fans, à mes conseillers et à mes sponsors pour leur dire que je leur suis très reconnaissante. J’ai toujours besoin de leurs soutiens sous différentes formes pour promouvoir mon industrie musicale. L’album de mes chansons tant attendu vous arrive bientôt, je m’excuse que cela a pris du temps ! Il a fallu réunir environ 6 millions de francs rwandais pour réussir cette entreprise. J’aimerais, aussi, encourager les filles qui ont des talents dans la musique à venir nombreuses valoriser leurs talents. Les portes leur sont ouvertes !